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Témoignages de personnes accompagnées

 

Florence, Stanislas, Frédéric, Katia, Catherine, Farhad, Patricia, Paule, Françoise-Marie, Régine, Vanessa, Charles

 


Florence, accompagnée par Solidarités Nouvelles face au Chômage


« Ma recherche d’emploi est devenue cheminement. Je fais de ce temps une parenthèse riche de sens. Être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Tel le chercheur d’or, je suis en quête de pépites – Solidarités Nouvelles face au Chômage en est une.

L’accompagnement par les bénévoles et les ateliers proposés - sorties culturelles, conversations en anglais, écriture, théâtre, image de soi, sophrologie, etc - se complètent, offrant une multiplicité de contacts et une richesse des échanges.

Découvrir que ce que l'on vit, en cette période d'inactivité professionnelle non rémunérée, est partagé. Doute, inquiétude, solitude, angoisse… Se frotter aux autres aide à relativiser. Personnellement, renouer avec mon corps m’a fait le plus grand bien. Se faire plaisir, apprendre à se poser, reprendre confiance, oser. La vie est riche, il est bon de nous le rappeler.

J’en profite pour vous remercier, animateurs, bénévoles, qui nous offrez temps, expertise, encouragements, mais aussi vous, mes homologues accompagnés, dont le regard et la parole m’ont portée. Je me sens soutenue, pleinement accompagnée. »

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Stanislas, ancien accompagné du groupe Nantes 2


« Je m'appelle Stanislas, j'ai 31 ans et je travaille actuellement en tant que commercial dans le domaine de l'isolation, en CDI.

Lorsque j'ai rencontré Béatrice et Edmond, mes accompagnateurs SNC, j'étais, je peux le dire, "au fond du trou", sans perspectives, sans envie, rempli de crainte et d'angoisse ; déboussolé !
Selon moi, la spécificité de Solidarités Nouvelles face au Chômage, réside dans la simplicité des échanges, la bienveillance des membres de l'association et la précieuse "aide morale" qu'ils apportent, plus qu'une assistance "froide et impersonnelle" uniquement axée sur le fait de retrouver un emploi.
La qualité du contact, l'empathie qui va jusqu'à la complicité, la simplicité, ont fait de nos rendez-vous des moments agréables et constructifs. Les conversations étaient variées, ouvertes, englobant à la fois mon passé de demandeur d'emploi et mes possibles perspectives. Le fait d'être trois autour de la table, ajoutait à la richesse des échanges et à la saine confrontation des points de vues.

Sous l’œil bienveillant de mes accompagnateurs, j'ai progressivement repris mes démarches, cela n'a pas été facile, j'ai "tâtonné", hésité, j'ai eu parfois peur ... Ils m'ont soutenu ! Après quasiment deux années d’inactivité, j'ai été recruté et aujourd'hui, je retrouve ma place, l'enthousiasme, la confiance, je fourmille de projet et j'ai l'envie de les réaliser !

Un grand merci à Edmond, un grand merci à Béatrice : Ils ont, par le temps qu'ils m'ont consacré, participé à ma "renaissance" ! Quelle chance de pouvoir profiter de la solidarité de cette association ! »

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Frédéric, ancien accompagné du groupe Bougival/Louveciennes


« Je viens de signer mon contrat de travail en CDI au sein d’une grande banque où je vais gérer la clientèle professionnelle. Cela représente pour moi un grand soulagement, et surtout l'aboutissement d'un long travail de fond et d'une pugnacité qui ne m'a pas quittée depuis un an et demi.

Je tiens à remercier Solidarités Nouvelles face au Chômage pour son soutien et en particulier Louis et Michèle, mes deux accompagnateurs, donc les conseils de qualité m'ont permis de retrouver une confiance qui s'était dissipée. Merci également aux bénévoles de l’association qui animent des ateliers sur l'organisation de la recherche d'emploi et l’entrainement aux entretiens de recrutement. Nul doute que ces conseils m'ont permis d'être plus serein et affirmé. L’accompagnement de SNC a contribué à cet aboutissement dont je mesure la richesse surtout dans un période économique difficile où les plans sociaux se succèdent. »

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Katia, ancienne accompagnée du groupe de Bordeaux


« Arrivée à Bordeaux en 2003 après un départ négocié plus que difficile, j’ai pris contact avec Solidarités Nouvelles face au Chômage, bien décidée à repartir professionnellement. J’étais en miettes à ce moment-là et cela n’était pas facile de me venir en aide, mais j’ai trouvé en face de moi, deux bénévoles patients et très à l’écoute. Surtout, ce qui m’a beaucoup aidée, c’est qu’ils m’ont laissé toute latitude pour gérer ma recherche d’emploi : j’avançais avec les pistes qui m’étaient proposées (jamais imposées) et je les appelais quand je sentais que je piétinais. C’est cette grande souplesse qui m’a plu car je me sentais libre et responsabilisée par l’accompagnement.
Le bilan a été nettement positif : je suis sortie de ma période de chômage mais j’ai surtout repris confiance en moi et j’ai pu tourner la page sur cet épisode douloureux.
J’ai fait plusieurs tentatives d’accompagnement mais Solidarités Nouvelles face au Chômage a été de loin la structure la plus efficace dans mon cas. »

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Catherine, animatrice à mi-temps auprès de patients atteints de la maladie d’Alzheimer


« J’ai découvert Solidarités Nouvelles face au Chômage par un prospectus et j’ai eu envie d’en savoir plus par curiosité. La première rencontre a lieu dans un café de Nantes lors d’un rendez-vous avec François et Ghislaine.

J’ai ressenti tout de suite, un climat de confiance, d’ouverture et de reconnaissance réconfortants.
Solidarités Nouvelles face au Chômage : SNC, ce sigle comporte à lui seul l’idée d’innovation, de relation d’aide et de lutte envers le fléau de la « disoccupazione ». Etre en « désoccupation » ne signifie pas ne rien faire, mais bien au contraire, en faire plus que les autres qui ont encore la sécurité et la sérénité de ne pas avoir à rechercher à subvenir à leurs besoins élémentaires.

Reprendre confiance en soi en recevant un regard extérieur, non démuni de franchise et parfois de vérité bonne à entendre, pour évoluer professionnellement et aussi personnellement, face aux événements.

J’ai réappris à me positionner, à regarder la réalité en face et surtout à ne jamais renoncer.
Ce réseau est composé de gens qui analysent de façon globale et particulière une situation personnelle avec bienveillance. Ma situation professionnelle reste encore précaire mais je n’ai plus peur de ne pas m’en sortir. »

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Farhad, ancien accompagné du groupe Boulogne

« J'ai le plaisir de vous annoncer que je viens de terminer les deux mois de période d'essai de mon contrat en tant qu'hôte d'accueil à la Cité de l'architecture et du patrimoine et de confirmer ainsi mon CDI. J'ai pu décrocher ce poste à la fin du mois d'août 2011 grâce à la disponibilité, l'efficacité et les compétences de mes deux accompagnateurs et des deux animateurs de mon atelier de préparation à l’entretien d'embauche au mois de juin.

J'étais demandeur d'emploi depuis mai 2010 après avoir terminé un CDD d'un an. Durant cette période, j'ai mis en œuvre tous les conseils conventionnels de Pôle emploi en vain pour mes recherches d'emploi jusqu'à ce que j’apprenne l'existence de SNC au mois d'avril. J'ai été mis en contact avec mes deux chers accompagnateurs Sylvie et Louis en mai dernier. Leur écoute attentive pendant nos rencontres et leur expérience et connaissance de nos besoins pour trouver un emploi ont mené à l'inscription à l'atelier de préparation à l’entretien d'embauche organisé et animé par les deux chers messieurs Jacques et Gilles.

J'ai assisté à cet atelier le 21 juin 2011 et juste un mois plus tard, après avoir fait le point avec mes accompagnateurs, j'ai été convoqué par 4 entreprises pour des entretiens ; et à la suite du dernier, j’ai été sélectionné pour un CDI commençant fin août. Ainsi j'ai pu décrocher ce poste juste après trois mois et demi d'accompagnement par SNC.


Je suis très heureux d'avoir eu la chance d'avoir ces deux accompagnateurs à mes côtés ainsi que ces deux animateurs de mon atelier de préparation à l'entretien. Je sais que je ne pourrai jamais les remercier assez pour tout ce qu'ils ont fait pour moi pendant cette période difficile. »

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Patricia, accompagnée par le groupe Versailles Sud-Est


« J’aimerais, tout d’abord, mettre l’accent sur deux notions qui me tiennent particulièrement à cœur. En effet, il est important lorsqu’on est en recherche d’emploi de ne pas être considérée comme un(e) assisté(e), et de conserver l’estime de soi.
Ainsi, grâce au dévouement, à la psychologie et à la bienveillance des bénévoles, vous êtes guidés, conseillés, encouragés, mais avant tout, considérés comme une personne responsable.

Au travers des ateliers, j’ai retrouvé cette même philosophie. L’appréhension de devoir se présenter à un groupe a laissé place à la confiance face à des accompagnateurs très professionnels et des accompagnés différents les uns des autres, mais, liés par la même circonstance. Ces rencontres apportent énormément, à la fois sur le plan social (on se sent moins seul) et sur le plan intellectuel (aller jusqu’au bout de ses idées, de ses envies, et au-delà de ses possibilités). Une totale remise en question subtilement amorcée par l’écoute et les échanges. De plus, on rit souvent, et, on n’est jamais jugée ! »

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Paule, responsable formation


« J’ai été accompagnée par l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage à Nantes à partir de septembre 2008.
Je me souviendrai toujours du premier rendez-vous tant j’en suis ressortie « grandie » ! J’étais dans une situation difficile bien connue de la plupart des demandeurs d’emploi, en fin de formation, bientôt en fin de droits et recherchant du travail dans un domaine où les offres d’emploi sont loin de se bousculer : je suis en effet formatrice en français langue étrangère à orientation sociale. Mes rapports avec Pôle emploi étaient frustrants, décourageants, infantilisants.
Et voilà que j’ai l’occasion de m’adresser à deux personnes bienveillantes qui ont su prendre le temps de m’écouter : cela m’a redonné le moral et la force d’y croire, mais en plus, cela m’a permis de faire le point sur ma situation et ainsi retrouver des bases saines pour pouvoir mettre en place de vraies stratégies de recherche d’emploi.

J’ai pu obtenir un emploi de développement (financé par SNC) dans une association, toujours grâce au binôme qui m’accompagnait et ainsi mettre en pratique ce que j’avais appris en formation et peu à peu construire un véritable projet professionnel.
Aujourd’hui, j’ai créé ma propre association qui me permet de travailler.

Ce que j’apprécie dans cet accompagnement c’est tout d’abord que la personne accompagnée est traitée en personne adulte, responsable de ses choix. Je ne me suis jamais sentie rabaissée ni même infantilisée ou jugée.
Ensuite, le principe du binôme : sur les deux personnes, une est professionnellement proche de la profession de la personne accompagnée ; l’autre personne qui n’est pas de la même branche pose ainsi des questions qui obligent à être clair sur ce que l’on veut défendre et « vendre » auprès d’un employeur éventuel. C’est très constructif et rassurant !
Il y a également une dimension de liberté que j’ai beaucoup appréciée. Je ne me suis jamais sentie obligée à quoique ce soit ni même obligée de me justifier si cela n’était pas utile.

En conclusion, je peux dire que SNC m’a permis de voir beaucoup plus clairement quels étaient mes objectifs et quels moyens mettre en œuvre pour les atteindre. Je me suis toujours sentie soutenue par mes accompagnateurs, quoique je fasse. »

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Françoise-Marie, accompagnée par le Groupe de Versailles Sud-Est


« Pousser la porte de la permanence de SNC est l'une des meilleures décisions que j'ai prises en 2010. Perdue professionnellement, doutant de mes compétences, me demandant ce qui m'avait conduite à solliciter de l'aide, j'ai eu l'immense chance de rencontrer des bénévoles, chaleureux, impliqués, à l'écoute qui ont su petit à petit me remotiver, me doter d'outils, contribuant ainsi à me reconstruire.
En plus de leurs compétences, qu'ils ont accepté de partager, ils m'ont donné de leur temps et de leur amitié. Sans leur concours, rien n'aurait été possible. En effet, grâce à eux, j'ai réussi à identifier mes compétences, à les valoriser et à les vendre. Tous les ateliers auxquels j'ai participé m'ont apporté la motivation nécessaire pour aller de l'avant, des outils et des trucs et astuces. Plus encore, j'ai fait de belles rencontres, dont certaines se prolongent encore aujourd'hui, et dont la fin n'est pas écrite. J'ai aussi élargi mon réseau relationnel que ce soit par l'intermédiaire des bénévoles que par celle de mes "camarades de promo".

Jamais je n'oublierai cette aventure ô combien bénéfique. Et je compte bien un jour, à mon tour, accompagner une personne qui elle aussi poussera la porte de la permanence de SNC. »

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Régine, accompagnée par le groupe Montmartre


« J'ai 53 ans. Je suis restée dix-huit mois au chômage. Cela aurait pu être un enfer si je n'avais pas entendu parler de Solidarités Nouvelles face au Chômage. L'association m'a mise en relation avec deux accompagnatrices géniales : Justine et Catherine. Deux personnes que je n'oublierai jamais. Grâce à leurs encouragements et leurs précieux conseils, j'ai pu tenir le coup. Elles m'ont soutenue, même dans des moments particulièrement difficiles. Je me suis dit : quand on a la chance de rencontrer de telles personnes, on ne peut pas baisser les bras. Et cela a fini par payer.

Depuis quatre mois, je suis en "emploi de développement", financé par Solidarités Nouvelles face au Chômage dans une association, en qualité de secrétaire comptable. Je suis satisfaite de mon travail et je reprends, petit à petit, confiance en moi. Rien n'est jamais définitif. Accrochez-vous, la vie fera le reste.

Merci à Justine, à Catherine et à toute l'équipe de Solidarités Nouvelles face au Chômage. »

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Vanessa, accompagnée par le groupe de Rennes

« Cela fait deux ans, que je suis accompagnée par des bénévoles de SNC. Au départ j'étais à la recherche d'un emploi, toute nouvelle arrivée en Ille et Vilaine.
Lors de mes premières rencontres avec les accompagnateurs, il m'a été possible d'échanger sur mes différents projets.
Ceux-ci, par leur écoute et leur retour m'ont permis de prioriser mes actions et de canaliser mon énergie vers les projets qui étaient réalisables.
Ces nombreux temps d'échanges que les bénévoles de SNC m'ont accordé ont facilité mon investissement professionnel au sein d'une association et soutenu l'association financièrement pour mon emploi. Je suis également allée vers la construction de mon habitat et la mise en œuvre de mes projets personnels (atelier couture, atelier en matériaux de récup pour ados et personnes âgées, réalisation de costume pour le théâtre).

Dans cet accompagnement, ce qui me convient, c'est la place d'acteur de ma vie qui m'est proposé par les accompagnants. Ce sont également les retours vrais, et francs. Je sens un réel intérêt de la part des accompagnateurs, tant sur mes projets que sur la réalité qui est la mienne.

Bravo à cette association, ainsi qu'aux bénévoles et aux donateurs, qui par leur soutien, me permettent de croire aux valeurs de partage, de solidarité, de franchise et de soutien à la réalisation de nos rêves. »

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Charles Mérigot - Extraits de son livre "Le dit de la cymbalaire", éditions La Ramonda


«Avec Jean et Guy nous étions trois consommateurs ordinaires et à égalité, assis sur trois chaises identiques.
C'était un café, au coin de la rue, avec des vitres qui laissent voir la vie de tous les jours, les autobus et les voitures qui circulent, les dames qui promènent leur chien, le fourgon jaune de la poste, le fleuriste qui rajoute de l'eau dans ses seaux de glaïeuls. Je ne pouvais confondre avec un confessionnal, le cabinet d'un psy ou un bureau de l'ASSEDIC.
J'avais été ponctuel et le rendez-vous dura une heure. Guy et Jean me posèrent quelques questions sur ce que j'avais l'intention de faire, sans bavardage inutile ni apitoiement sur mon sort.
Nous regardâmes ensemble mon CV.
Leur première remarque fut :
- C'est intéressant ce que vous avez fait jusqu'à présent.
Ils emportèrent le CV pour l'examiner en ajoutant :
- Nous ne sommes pas des professionnels, il nous faut un peu de temps pour comprendre.
Cette franchise m'enchanta. J'en avais assez des spécialistes qui se croient obligés d'aller très vite pour lire un curriculum afin de montrer qu'ils sont gens de métier.
Leur troisième remarque fut :
- Qu'est-ce que vous voulez faire maintenant ?
J'étais un peu interloqué que l'on ne me mette pas sous le nez le "principe de réalité". Dans l'état où je me trouvais, ce que je "voulais faire" me paraissait moins important que ce que je "pouvais" faire. Ils ne semblaient pas voir les choses de cette manière.
Cette première rencontre me posa bien des questions, j'étais intrigué. Je voulais les revoir. Est-ce que je pouvais leur accorder ma confiance ?
(…)
J'ai revu Guy et Jean, mes deux accompagnateurs de SNC. Je comprends mieux ce qui me plaît dans ces rencontres. Ils ne parlent pas la langue de bois.
Les principes auxquels ils tiennent, ils les mettent en actions. Par exemple ils sont à l'heure au rendez-vous, ils sont polis, ils parlent chacun à leur tour, ils écoutent.
Je leur fais maintenant confiance.
Moi, il me semble que je ne vaux pas grand-chose, alors quand d'autres me disent : "Apprenez à vous vendre", j'ai l'impression que l'on me suggère de monter une escroquerie. Lorsque l'on me conseille : "Soyez un battant", je me demande contre qui je dois me battre : mes anciens camarades de foyer ?
J'étudie Guy et Jean. Ils ne me demandent pas d'être persévérant, eux le sont. J'ai manqué certains des rendez-vous, je leur ai posé des lapins sans le vouloir. À la rencontre suivante, ils me disent :
- Nous supposons que vous avez eu un empêchement.
Ils continuent à m'aider comme s'il ne s'était rien passé.
Ils sont fidèles. Si je ne donne pas de nouvelles pendant un certain temps, ce sont eux qui reprennent le contact. Quand je n'avais pas de téléphone, ils prenaient la peine de m'écrire.
Toutes ces vieilles qualités : persévérance, politesse, fidélité, tous ces mots que je finissais par croire anciens et inefficaces, je les vois à l'œuvre dans leur comportement. Je découvre qu'au moins certains membres de la société actuelle vivent selon d'autres critères que ceux des slogans, des phrases de pub et des mensonges.
Je sais aussi qu'ils sont bénévoles. Ils n'ont rien à gagner à ce que je retrouve ou non du travail. Pourtant, étrangement, je crois que c'est important pour eux de me voir sortir de ma situation. Avec eux, je veux bien faire un bout de chemin. »

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Forum des chercheurs d'emploi


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