Témoignage de Jean-Bernard

A la suite d’un drame familial, Jean-Bernard s’est retrouvé sans emploi et au RSA en 2012. Récemment installé sur Lyon, où il est accompagné par le groupe Lyon Sud, cet actif de 61 ans compte bien retrouver un emploi stable. Il se confie sur son accompagnement à SNC.

Crédit photo : Coline Kiene

« Une amie m’a parlé d’un groupe SNC dans les Hautes-Alpes, où j’habitais avant. En arrivant sur Lyon, j’ai appelé sans savoir à quoi m’attendre ; je ne connaissais rien de SNC. J’avais déjà participé à tous les modules de formations proposés par Pôle emploi et je ne souhaitais pas quelque chose de similaire. On m’a proposé un RDV de suite. Il a été déterminant. Dès le départ, mes accompagnateurs m’ont expliqué en quoi consistait l’accompagnement SNC et c’est exactement ce que je souhaitais.

Je suis accompagné depuis un an par deux référents : Kelly et Jean-Jacques. C’est un accompagnement de rêve. Jean-Jacques est retraité, c’est une personne posée, qui porte un regard extérieur sur ma situation. Quant à Kelly, c’est une jeune diplômée qui débute dans la vie active. Bien qu’elle soit en poste, elle reste dans une dynamique de recherche d’emploi. Je peux ainsi apporter des choses à mes accompagnateurs. On se nourrit mutuellement de nos expériences.

Je suis actuellement en CDD Contrat Unique d’Insertion depuis décembre 2015 et jusqu’en mai 2016. Je travaille comme Coordinateur de projets à la Maison des Solidarités (Lyon 3). C’est un emploi à temps partiel, ce qui me laisse le temps de poursuivre ma recherche d’emploi. C’est une petite association et j’y suis un peu à l’étroit car mon expérience me permettrait d’occuper un poste à responsabilités dans une structure plus importante. Mais, l’ambiance y est conviviale, et après 3 ans de chômage, c’est un travail idéal pour se réinsérer.

J’ai trouvé une oreille attentive chez chacun des bénévoles qui m’a accompagné. J’ai pu parler de mes difficultés sans être jugé et revoir mes priorités.

Etre accompagné me permet de ne pas sombrer et de tenir dans les moments difficiles. La régularité et la souplesse de nos rencontres sont d’un véritable soutien. Je suis accepté pour ce que je suis et non pour ce que je devrais être. Pôle emploi me proposait d’enchaîner des CUI jusqu’à ma retraite, ce serait destructeur. Je souhaite retrouver un vrai travail, même si c’est utopique. Grâce au soutien de mes accompagnateurs, je vais prouver que c’est possible. Mais ils sont exigeants : ils me disent et me rappellent où j’en suis et renvoient une image objective. Ils font preuve d’une grande humilité et n’ont jamais prétendu savoir ce qui était bon pour moi. Je n’ai jamais ressenti de décalage social avec eux. J’apprécie leur posture et le fait qu’ils fixent des limites à leur rôle. »