Témoignage de Fabien

Cadre dans le domaine de l'assurance, âgé de 42 ans et père de famille, Fabien est engagé auprès de SNC depuis 12 ans, et lui reste fidèle. Pour lui, accorder un peu de son temps, malgré une vie professionnelle chargée, pour que chacun ait un travail, relève du bon sens. Il a créé un groupe SNC dans son entreprise, tout en restant rattaché à son groupe local dans le 14ème arrondissement de Paris.

Crédit photo : Delphine Blast

« A l’âge de 30 ans, j’avais du temps à donner et l’envie de m’engager dans une association. Une connaissance m’a orienté vers SNC et j’ai assisté à une première réunion de groupe. Le soir même, j’avais un binôme et un premier accompagnement.

Ce qui m’a tout de suite plu chez SNC, c’est d’approcher le terrain et de voir ce que traversent les chercheurs d’emploi au quotidien. Je suis Ingénieur de formation et je trouvais que c’était intellectuellement intéressant de travailler sur une question économique aussi importante que le chômage. De plus, j’ai rapidement observé la richesse des contacts, tant avec le groupe d’accompagnateurs, très convivial, qu’avec les personnes accompagnées.

Le rôle du binôme d’accompagnateurs est d’aider la personne à y voir plus clair, à définir ce qu’elle veut, ce qui lui convient, puis à structurer sa méthode. Cela peut sembler paradoxal mais il est plus simple d'aider un inconnu qu'un proche à trouver un emploi. Question de distance et d'empathie. A SNC, on prend le temps de se poser, de comprendre la personne, de laisser opérer l'effet miroir : restituer un discours et laisser la personne se réapproprier sa problématique. SNC ne cherche pas à être « efficace » ou à atteindre des quotas de retour à l’emploi en un temps donné, c’est très appréciable !

Le groupe de solidarité a un rôle très positif : on y échange nos idées, nos blocages, nos démarches pour avancer, on s'échange des conseils. L’échange avec les autres bénévoles nous aide à réguler les choses.

Les échanges sont simples et riches avec les personnes accompagnées. Nous avons un lien de confiance et de proximité. Les personnes lâchent prises et vont parfois à la limite de l’intime ; il est donc nécessaire de les freiner. Il faut un peu d’expérience pour trouver la bonne distance. Lorsque j’ai commencé, j’avais envie d’aller vite, de remettre rapidement les gens sur les rails et d’avancer. Un jour, nous avons rencontré une personne qui, encouragée par notre écoute, s'est finalement livrée largement. Elle ne nous a jamais recontactés. Avec le recul, je pense que nous sommes allés trop loin, trop vite. L’expérience m’a conduit à faire évoluer ma manière d’accompagner. J’ai compris l’intérêt d’évoluer au rythme de la personne.

Quand un accompagnement est terminé, nous n’avons pas toujours de retour, mais ça fait partie du jeu. Par contre, c'est toujours une joie d'avoir des nouvelles positives et de savoir qu'un accompagné a trouvé un poste ! »