Témoignage de Régine

Régine vit à Lyon depuis plus de 30 ans. Après une carrière professionnelle en dents de scie, elle a subi harcèlement et humiliations. Accompagnée par SNC à Lyon, elle a aujourd'hui retrouvé un emploi.

Crédit photo : Gilles Michallet

Je peux vous assurer que votre don compte. Sans vous, sans votre soutien financier, je n’aurais peut-être pas eu la chance d’être accompagnée par un binôme formidable et je vous assure que ces deux personnes ont fait la différence pour moi.
Ma carrière professionnelle a été en dents de scie. Secrétaire dans des cabinets d’expertise comptable, j’ai enchaîné les CDD pour remplacer des congés maternité ou faire face à un surcroît de travail. Tous les 3 ou 6 mois, je devais me mettre en quête d’un nouvel emploi.  

En 2007, j’ai finalement obtenu mon premier CDI. Il s’est terminé 6 ans plus tard quand mon employeur a vendu son cabinet et que les nouveaux dirigeants ont voulu se séparer de l’équipe à renfort de harcèlement et d’humiliations. Après une épreuve aussi douloureuse, difficile de garder confiance en soi et d’aller de l’avant. Difficile de se dire qu’on va retrouver le rythme des CDD, voire des CDI qui s’arrêtent au terme de la période d’essai.

C’est à ce moment-là que ma sœur m’a parlé de SNC, je l’en remercie.

C’est à ce moment-là que ma sœur m’a parlé de SNC, je l’en remercie.

J’ai alors rencontré mon binôme, Corinne et Pierre. Je les voyais toutes les semaines au début, tant que j’avais du mal à “remonter la pente”. On a bien évidemment amélioré mon CV, identifié les potentiels employeurs, préparé ensemble mes entretiens. On a aussi parlé de la vie, de mes doutes, de mes angoisses.
Une accompagnante de SNC a d’ailleurs créé un groupe de paroles en octobre dernier et elle m’a proposé d’y participer. Une fois par mois, le mardi de 10h à midi, je pouvais partager avec des personnes qui vivaient la même chose que moi, mes expériences et ressentis. Parler, ça aide à se libérer et à avancer.

Ce soutien moral a été déterminant.

Personne ne se rend compte à quel point c’est difficile de chercher un emploi après 50 ans. L’angoisse et la vexation d’être considéré comme “périmée”. SNC est mon porte-voix. Je sais que l’association interpelle les différentes instances concernées, elle est force de propositions et surtout elle sensibilise l’ensemble de la société au véritable parcours du combattant que j’ai vécu et que tant d’autres doivent affronter. Savoir que j’étais comprise, entendue et pas jugée, ça a fait la différence pour moi.

Ce soutien moral a été déterminant.

C’est vraiment très dur de chercher et trouver de l’emploi. Quand on est seul, ça peut vous détruire. Le soutien apporté par SNC est vital. J’espère un jour pouvoir à mon tour aider quelqu’un.

C’est aussi grâce à eux que j’ai trouvé mon nouvel emploi. Ils m’avaient conseillé de me rendre dans une association “Solidarité informatique et Emploi” pour maintenir à niveau mes compétences voire les renforcer. C’est le président de cette association, un ancien de SNC, qui m’a fait rencontrer mon nouvel employeur, une société de nettoyage.

Je travaille enfin depuis le 3 février dernier, dans une entreprise avec des gens respectueux et gentils. Je continue à donner de mes nouvelles à mon binôme et je n’hésite pas à les solliciter quand j’en ressens le besoin. J’appréhendais cette prise de poste et Corinne m’a dit de “faire confiance à mes compétences”. Elle avait raison. Je continue aussi à participer au groupe de parole. Ils envisagent, s’ils trouvent assez de participants, de créer un groupe en soirée pour ceux qui ont repris un emploi. Ça me plairait bien d’y participer.

C’est vraiment très dur de chercher et trouver de l’emploi. Quand on est seul, ça peut vous détruire. Le soutien apporté par SNC est vital. J’espère un jour pouvoir à mon tour aider quelqu’un.

Si vous hésitiez à renouveler votre don, n’hésitez plus. Je vous assure qu’il est important.
Merci d’avoir pris le temps de me lire, être entendue ça compte aussi.

Avec toute ma reconnaissance.