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L’année 2020 s’annonce difficile pour les personnes au chômage !

En 2020, la réforme de l’assurance chômage va poursuivre sa mise en œuvre. Pour Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) et ses partenaires ATD Quart Monde, la CFDT, l’UNSA, le MNCP, la Fédération des acteurs de la solidarité, la FAGE et Coorace, l’inquiétude est grande face à l’ampleur de la réforme et particulièrement les mesures qui vont entrer en application au 1er avril et qui vont impacter et fragiliser les chercheurs d’emploi, particulièrement les plus précaires.

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Depuis le 1er novembre dernier, les règles de l’assurance chômage sont modifiées. Si de nouveaux droits sont ouverts pour certains salariés démissionnaires[1] et les travailleurs indépendants[2], pour un grand nombre, les règles se durcissent. Un chercheur d’emploi sur deux est ou sera affecté par les restrictions de droits selon l’Unedic, soit près de 1,3 million de personnes. Nombreux sont ceux qui perdront leurs droits (200 000 exclus du régime), verront leur accès à une allocation reportée (210 000 de 5 mois en moyenne) et leur allocation raccourcie en durée (300 000) avec le risque de « basculer » dans le RSA. L’inquiétude reste donc grande pour les membres du Collectif Expressions quant aux conséquences de cette réforme sur les chercheurs d’emploi et particulièrement sur les personnes les plus en difficultés.

[1] Entre 17 000 et 30 000 personnes, selon la Note d'impact de la réforme d'Assurance chômage de l’Unedic

[2] 30 000 personnes, selon la Note d'impact de la réforme d'Assurance chômage de l’Unedic

Le 1er avril marquera l’étape la plus dure de la réforme

Au 1er avril, la durée d’indemnisation, le mode de calcul de l’allocation et le mode de calcul du salaire de référence seront modifiés. Cette étape, la plus dure de la réforme, aura des effets catastrophiques : elle fragilisera 850 000 chercheurs d’emploi, parfois déjà touchés par les premières mesures, qui verront le montant de leur allocation baisser de 22% en moyenne, et pour certains de moitié.

Pour le gouvernement, ces restrictions de droits vont engendrer « des changements de comportement ». Rappelons qu’en France, le nombre de chômeurs non indemnisés (3 114 000) est déjà plus élevé que celui des indemnisés (3 105 000)[3] et s’il existe bien environ 200 000 emplois non pourvus, ce chiffre est sans commune mesure avec le nombre de chercheurs d’emploi. La réforme de l’assurance chômage a et aura donc des effets désastreux pour ceux qui ne parviennent pas à se réinsérer de façon durable sur le marché du travail.

[3] Assurance chômage paramètres utiles, Unédic, novembre 2019

Ecouter et entendre les chercheurs d’emploi

Pour Vincent Godebout, Délégué général de SNC : « En cette période de vœux, nous ne pouvons en formuler qu’un seul : celui que les chercheuses et les chercheurs d’emploi soient écoutés sur les impacts que cette réforme a ou aura sur leur vie quotidienne. Que l’on entende leurs difficultés pour retourner à l’emploi et que les moyens nécessaires et suffisants soient mis en œuvre pour qu’ils puissent y parvenir. C’est tout le sens que nous avons donné à la consultation sur la réforme de l’assurance chômage que nous avons lancée avec nos partenaires et qui se poursuivra cette année. » Accessible sur SNC Expressions, la consultation menée par SNC, ATD Quart Monde, la CFDT, l’UNSA, le MNCP, la Fédération des acteurs de la solidarité, la FAGE et Coorace dévoilera ses premiers résultats le 1er avril prochain.

Les membres du collectif Expressions

ATD Quart Monde

Fédération des acteurs de la solidarité

CFDT

UNSA

MNCP

FAGE

COORACE