Les positions de SNC

Développer l’accompagnement pour réduire le chômage

Le système français présente d’importantes lacunes en termes d’accompagnement. L’aspect opérationnel de la recherche d’emploi est trop souvent privilégié au détriment de la dimension psychologique et relationnelle. A SNC, la personnalisation du suivi et la relation humaine sont les clés du retour à l’emploi. Plus des deux tiers des personnes accompagnées trouvent une solution positive en fin d’accompagnement.

Même si les moyens dont dispose aujourd’hui Pôle emploi pour accompagner les chômeurs de longue durée ont été renforcés, ils restent insuffisants. Les personnes au chômage depuis plus d’un an devraient faire l’objet d’un accompagnement intensif et global avec des entretiens réguliers et systématiques.

Mieux former les chercheurs d’emploi

Les chercheurs d’emploi ne bénéficient que d’une faible part des 32 milliards d'euros consacrés chaque année à la formation professionnelle. Il est urgent d’affecter davantage de moyens à ceux qui en ont le plus besoin : SNC propose de porter progressivement de 12% à 20% la part de la formation professionnelle qui leur est attribuée.

Rendre le système de formation plus accessible est une autre priorité. Aujourd’hui, seules les personnes les plus qualifiées parviennent à s’y retrouver parmi une multitude d’acteurs, des procédures complexes et un système de décision opaque. Outre une simplification des procédures, nous souhaitons une plus grande transparence sur les critères d’attribution des formations.

Enfin, SNC demande une personnalisation de l’offre de formation des chercheurs d’emploi. À l’heure actuelle, les personnes au chômage sont orientées vers des formations collectives qui ne répondent ni à leurs besoins ni à ceux des acteurs économiques. Les projets individuels mériteraient d’être étudiés de façon systématique en offrant au chercheur d’emploi un vrai droit au parcours. L’adéquation territoriale entre offres d’emplois et formations proposées est également à prendre en compte.

Repenser le système d’indemnisation du chômage

La réalité du marché du travail oblige une partie de la population active à de fréquents allers-retours entre emploi et chômage. Le système d’indemnisation doit être revu car la multiplication des contrats courts oblige les chômeurs à un investissement important dans leur recherche, temps non pris en compte dans le calcul des droits à indemnisation. Il convient de corriger cette injustice par une pondération des durées d’emploi en fonction du type de contrat.

D’autre part, le système actuel d’assurance chômage ne mutualise pas les bons risques avec les mauvais risques. Les personnes à l’emploi le plus stable, en particulier les trois fonctions publiques, ne participent pas à la couverture du risque des salariés confrontés au plus fort risque de perte d’emploi. SNC propose de mettre en place un système de solidarité élargie à l’ensemble des salariés et non-salariés - à l’image de ce qui existe pour la santé ou la vieillesse.

Lutter contre la stigmatisation des personnes au chômage

Le chômage est souvent décrit par des chiffres qui ne laissent rien voir du vécu des personnes qui en font l’expérience. Cette épreuve déstabilisante s’accompagne souvent d’un sentiment de dévalorisation et de culpabilité, renforcé par le regard que la société porte sur les chercheurs d’emploi.

SNC s’est donnée comme objectif de lutter contre la stigmatisation des personnes au chômage. Ainsi, pour son trentième anniversaire, en 2015, environ 130 événements ont été organisés partout en France sur le thème : « Changeons de regard sur le chômage ».