Fabienne : « J’ai continué d’avancer parce que je n’étais plus seule. »

Après des complications dans son projet entrepreneurial et une longue année de recherche d’emploi, Fabienne, 53 ans, s’est résolue à se tourner vers SNC afin de l’aider à s’implanter à la Rochelle. L’accompagnement lui a permis de remettre un pied devant l’autre et de retrouver une voie professionnelle qui a du sens.

Comment avez-vous connu SNC ?

À l’époque j’étais entrepreneuse depuis près de trois ans et je travaillais à la création et au développement d’une herboristerie accolée à café avec licence 4. J’ai vécu un conflit puis une rupture avec mes associés et je me suis retrouvée alors à chercher du travail. Je connaissais une personne bénévole chez SNC à travers d’autres activités associatives. Elle m’avait souvent parlé de ce que faisait SNC mais je pensais pouvoir me débrouiller toute seule.

En venant de Paris, je n’avais jamais eu de difficultés à retrouver un emploi. J’ai des diplômes, une longue expérience dans des domaines variés et une grande capacité à m’adapter. Mais je venais d’arriver à la Rochelle et le marché du travail s’y est révélé bien plus compliqué : peu d’offres cadre par rapport à la demande, des possibilités professionnelles beaucoup plus restreintes, plus encore limitée par mon statut de senior.

J’ai su adapter mon CV puisque j’ai passé plus d’une dizaine d’entretiens, mais je ne franchissais jamais l’étape de l’embauche. Au bout d’un an, j’avais accumulé beaucoup de difficultés entre l’échec de mon initiative entrepreneuriale, la perte d’amis qui étaient aussi mes anciens associés, une recherche d’emploi sans résultat, la précarité financière avec le RSA et surtout une grande incompréhension face à l’échec de toutes mes tentatives.

Je me suis donc finalement résolue à demander de l’aide, ce qui n’est pas si simple. J’ai rappelé la personne que je connaissais à SNC. Elle m’a mise en contact avec d’autres bénévoles puisqu’elle-même ne pouvait pas m’accompagner en raison de notre lien personnel.

Comment s’est déroulé votre accompagnement ?

Les débuts ont été très douloureux car il a été nécessaire que je mette des mots sur chacune de mes difficultés pour que mes accompagnateurs puissent comprendre ma situation et adapter leur aide. J’ai beaucoup pleuré. C’était pourtant une étape nécessaire pour passer à la suite, se poser les bonnes questions, réévaluer le marché du travail dans lequel je m’inscrivais. Cela m’a permis d’identifier ou de confirmer les secteurs où mes compétences transversales pouvaient s’appliquer, de prendre des contacts pour des enquêtes réseau et d’examiner la faisabilité d’autres options, essentiellement entrepreneuriales.

Qu’est-ce que cet accompagnement vous a apporté ? Que faites-vous aujourd’hui ?

Mes deux accompagnateurs m’ont aidée par leur écoute, leurs suggestions, leur regard extérieur et positif sur mon parcours, ainsi que leur bienveillance. Petit à petit, j’ai pu retrouver un peu confiance en moi et simplement continuer d’avancer, parce que je n’étais plus seule.

Je n’ai pas eu le succès espéré dans mes recherches réseau, mais j’ai bénéficié d’autres « petites graines » que j’avais plantées auparavant dans le milieu associatif. Je faisais bénévolement de la recherche de financements pour une association créatrice de jardins partagés et certains dossiers sur lesquels j’avais travaillé ont été acceptés. C’était la suite logique que je puisse être embauchée au sein de l’association. Pour ce faire, nous devions trouver des cofinancements pour compléter le budget et permettre de me rémunérer. Nous avons alors mutualisé le poste avec une autre association. J’ai démissionné de mes fonctions d’administratrice bénévole et je travaille désormais au développement de ces deux associations et de leurs collectifs grâce à un groupement d’employeurs. Mon poste me plaît et a du sens.

Quels messages auriez-vous envie de transmettre aujourd’hui ?

Je crois que la priorité est de ne pas rester seule et d’apprendre à demander de l’aide, comme j’ai pu faire avec SNC. Je dirais aussi de ne pas se définir uniquement par le travail, ne jamais sous-évaluer ses capacités, même lorsque l’extérieur semble ne pas les reconnaître et ne pas se laisser abîmer par des situations ou par des personnes dépourvues d’empathie.

Il me semble aussi essentiel d’accepter parfois de ne pas aller bien et de continuer d’avancer. Tout finit par passer. Merci à SNC pour son aide !